Travaux de terrain 2024 pour le Projet Saturne

Le suivi de la nouvelle méthode de récolte de tourbe

L'équipe du Projet Saturne, une initiative de recherche en collaboration avec Premier Tech Producteurs et Consommateurs, a déjà amorcé une saison de terrain passionnante.

Le Projet Saturne étudie les effets de la nouvelle méthode de récolte de l'acrotelme (la couche supérieure de tourbe) développée par Premier Tech Producteurs et Consommateurs sur la préservation de la végétation et de la faune, la diminution de la décomposition de la tourbe et la protection du stock de carbone. Un article de ICI Côte-Nord fait une brève présentation de cette méthode dans son article du 4 avril 2024, pour lequel Line Rochefort a été interviewée (lien ici).

Sous la direction de Line Rochefort et de Mélina Guêné-Nanchen du Département de phytologie à l'Université Laval, l'équipe composée d'Éléonor Bergeron-de Pani, étudiante au doctorat, de Catherine Roberge, stagiaire de recherche du cégep de La Pocatière, d'Olivier Gingras, étudiant à la maîtrise, et de Nicolas Duvivier, auxiliaire de recherche au 1er cycle entreprennent une étude approfondie de l'impact de la méthode de récolte de l'acrotelme sur la régénération de la végétation. Leur recherche comprendra une approche à multiples facettes, examinant les effets sur les communautés végétales, la productivité végétale et la décomposition. D'autre part, sous la direction de Marc Mazerolle, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt de l'U. Laval, l'étudiant au doctorat Lucas Voirin s'intéressera aux impacts de la récolte de l'acrotelme sur la faune, par l'entremise d'enregistreurs de sons, entre autres. Des étudiants-chercheurs des universités de Waterloo (sous la supervision de Maria Strack) et de Queen's (dirigés par Ian Strachan) y seront aussi présents pour évaluer l'impact de la méthode de récolte de l'acrotelme sur les flux de carbone et les conditions hydrologiques.

Pour leur part, Takara Simpson Jenkins, étudiante au doctorat, et Dan Aberg, professionnel de recherche, tous deux de Bangor University au Royaume-Uni (sous la direction de Christian Dunn), apportent une expertise internationale au projet. Ils se concentrent sur l'évaluation des changements dans l'activité enzymatique du sol après la récolte.

L'équipe présente au site expérimental de Pointe-Lebel (Côte-Nord, Québec) en mai 2024, de gauche à droite, ligne du haut puis celle du bas : Éléonor Bergeron-de Pani, Dan Aberg, Nicolas Duvivier, Olivier Gingras, Jérémi LaRue-Grondin, Catherine Roberge, Mélina Guêné-Nanchen, Takara Simpson Jenkins.


Alors que toute l'équipe entame cette captivante saison sur le terrain, nous lui souhaitons un été productif et enrichissant!

Retour