Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET)
Université Laval
 
Thèmes
 
Potentiel d'établissement d'essences forestières en tourbières résiduelles 2002 - 2005


Responsable du projet
Équipe
Description
Résumé du projet1

La plantation d'arbres figure parmi les options de réaménagement complémentaires à la restauration des tourbières résiduelles. Aucune étude n'avait toutefois été effectuée concernant le potentiel de telles plantations dans l'est du Canada. Le présent projet avait pour principal objectif de dresser un portrait des plantations existantes en tourbières résiduelles canadiennes, afin de connaître le potentiel de différentes essences forestières à croître sur substrat tourbeux.

La majorité des essais d'implantation d'essences forestières sur tourbe dans l'est du Canada ont été visités en 2002 afin de dresser un portrait du potentiel forestier des tourbières abandonnées après exploitation de la tourbe horticole. Une expérience de fertilisation a également été menée afin de trouver la dose appropriée d'éléments nutritifs à appliquer pour de telles plantations.

La performance a été évaluée par la mesure de la survie, de la hauteur et de la longueur de la flèche terminale des essences plantées : l'Érable rouge (Acer
rubrum
L.), le Mélèze laricin (Larix laricina (Du Roi) Koch.), l'Épinette noire (Picea
mariana
(Mill.) BSP.), le Pin gris (Pinus banksiana Lamb.), le Pin sylvestre (P. sylvestris L.) et le Peuplier hybride (Hybrides Populus spp.).

À la suite de la comparaison des rendements de chacune des espèces avec les valeurs standard de la littérature, l'étude permet de conclure qu'il existe un bon potentiel pour le Mélèze laricin et l'Épinette noire en tourbière résiduelle. L'Érable rouge, le Pin gris et le Pin sylvestre ont donné des résultats mitigés, tandis que les plantations de Peuplier hybride se sont avérées un échec. L'expérience de fertilisation révèle qu'un plateau maximal est atteint, pour la hauteur et la longueur de la flèche terminale des plants, lorsque la moitié de la dose recommandée pour la production d'arbres en plein champ est utilisée, soit 122,5 g/plant de 3,4-19-29,2 (NP2O5-K2O).

Il est donc possible de planter avec succès certaines essences forestières en tourbières résiduelles si leur nutrition est prise en charge.
Publication(s) & communication(s) de ce projet
Autres
1 Extrait du mémoire : Bussières, J. 2005. Potentiel d'établissement d'essences forestières et fruitières en tourbières résiduelles. Mémoire de M.Sc., Département de phytologie, Université Laval, Sainte-Foy.



Retour

© 2009 GRET. | Tous droits réservés | C2000