Grupo de investigación en ecología de turberas
Université Laval
 
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Écologie des sphaignes 1993


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Description
Écologie des sphaignes de l'Est du Canada

À l'instar des travaux déjà réalisés dans l'Ouest canadien par Dennis Gignac et Dale H. Vitt de l'University of Alberta, une étude du GRET s'applique à quantifier l'importance relative des déterminants de l'abondance des sphaignes pour l'Est du Canada.

De nombreux relevés de terrain de variables environnementales telles que le pH, la conductivité, les éléments nutritifs, la nappe phréatique et la topographie, de même que des données météorologiques permettent de générer des courbes « surfaces - réponses » pour chaque espèce de sphaignes. Ces courbes définissent l'amplitude écologique des espèces de sphaignes en fonction des diverses variables.


Les sphaignes : une espèce clé en restauration

Depuis le début de nos recherches sur le développement de techniques de restauration, une attention particulière a été accordée à la réimplantation des sphaignes. Les sphaignes sont en quelque sorte les ingénieurs de l'écosystème, en ce sens qu'elles modifient les conditions physicochimiques au point de ralentir la décomposition. Il en est de même lors de la restauration des écosystèmes perturbés.



 


 
Comportement et interactions des sphaignes en phase d'établissement

La majorité des études sur le comportement des sphaignes se concentrent sur la dynamique des plantes établies. Cependant, les premières étapes de l'établissement de ces bryophytes sont d'une extrême importance pour la structure subséquente de la communauté et la séparation des niches dans l'espace. Quand les sphaignes sont réintroduites sur une tourbière exploitée et abandonnée, le comportement des diaspores végétatives d'une espèce peut varier pendant l'établissement, selon qu'elles se trouvent seules ou en mélange avec d'autres espèces de sphaignes.

Une étude évalue le comportement de quatre espèces de sphaignes (Sphagnum fuscum, S. rubellum, S. angustifolium et S. magellanicum) en phase d'établissement dans une tourbière exploitée de la région de Sainte-Marguerite-Marie, au Lac-Saint-Jean (voir carte des sites pour localisation). Il s'agit d'espèces représentatives des différents micro-habitats qui se succèdent le long du gradient hydrique des tourbières naturelles de la région.

L'expérience a consisté à réintroduire des diaspores de ces quatre espèces seules ou en mélanges sur des surfaces de tourbe résiduelle (sans oublier les autres étapes de la restauration; voir restauration des tourbières ombrotrophes ), puis de suivre le développement du tapis muscinal sur les parcelles expérimentales pendant quatre saisons de croissance. Afin de pouvoir comparer les résultats pour une variété de conditions climatiques, l'expérience a été reprise quatre fois de façon indépendante, soit à chaque printemps de 1995 à 1998. La réponse de chaque espèce face à la présence des autres espèces dans le mélange a aussi été évaluée.

Les résultats issus de cette étude devraient nous permettre de mieux comprendre le comportement des sphaignes et de leurs interactions, de déterminer l'espèce se prêtant le mieux à la restauration et d'apporter des informations essentielles à l'amélioration des pratiques de restauration des tourbières au Québec. De plus, cette étude fondamentale sur le comportement des sphaignes pourra être appliquée directement aux recherches sur le développement de la culture de la sphaigne.



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