Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET)
Université Laval
 
Présentation
 

Le Groupe de recherche en écologie des tourbières travaille en partenariat avec l'industrie canadienne de la tourbe depuis ses débuts dans le cadre de diverses subventions de Recherche et développement coopérative (RDC) et de la Chaire de recherche industrielle en aménagement des tourbières du CRSNG. Voici un aperçu de la collaboration actuelle entre l'industrie de la tourbe et le GRET.


 

Depuis 2003, une Chaire de recherche industrielle du CRSNG en aménagement des tourbières vise à élargir nos connaissances quant aux méthodes de restauration des sites après récolte de la tourbe, au réaménagement des tourbières ne pouvant pas être restaurées, ainsi qu'à la production de fibres de sphaigne. La chaire, dirigée par le Dr Line Rochefort de l'Université Laval (Québec, Canada), offre l'opportunité de poursuivre les recherches effectuées au sein du Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET), en partenariat avec l'industrie canadienne de la tourbe.

 

Les travaux en partenariat avec l'industrie canadienne de la tourbe ont jusqu'à maintenant permis de développer des techniques de base innovatrices pour restaurer les tourbières après l'abandon des activités de récolte de la tourbe et d'élaborer des stratégies de gestion intégrée de la ressource.

 

La chaire de recherche industrielle a débuté en 2013 son troisième mandat. Elle est associée pour cinq années (2013 à 2018) à une subvention Recherche et développement coopérative (RDC) du CRSNG, intitulée « Culture, restauration et modélisation : la gestion responsable des tourbières pour une industrie durable de la tourbe horticole canadienne ». Des chercheurs des universités de Waterloo, Calgary et McGill se joignent à Line Rochefort pour expérimenter de nouvelles facettes de l'aménagement des tourbières, du suivi des sites restaurés et de la culture de la sphaigne.

 

La reconstitution d'une tourbière étant un processus à long terme, le succès de la restauration est évalué en étudiant l'évolution des communautés végétales et le retour des autres composantes fonctionnelles à l'échelle de l'écosystème (hydrologie, cycle du carbone, microbiologie, biogéochimie, etc.). À ce titre, la tourbière ombrotrophe de Bois-des-Bel (Bas-Saint-Laurent) sert de laboratoire à ciel ouvert. Il s'agit d'un site de 11 hectares (ha) où la tourbe a été récoltée pendant les années 1980 et qui a été abandonné par la suite. La restauration y a débuté en 1999 et 2000. Un second site expérimental à grande échelle, la tourbière minérotrophe de Bic - Saint-Fabien, a été établi en 2009 dans le cadre du second mandat de la chaire de recherche industrielle. Ces deux tourbières sont situées dans le Bas-Saint-Laurent, au Québec.

 

Le suivi de plusieurs autres sites restaurés à grande échelle ainsi que l'utilisation de l'imagerie satellitaire aident également à évaluer le succès à long terme de nos techniques. De plus, de nouvelles approches de restauration sont développées (par ex., la restauration de laggs, de marécages) afin de s'adapter à la variabilité des conditions rencontrées.

 

Certains sites sont cependant trop affectés par les activités d'extraction pour qu'ils puissent redevenir des écosystèmes accumulateurs de tourbe, l'objectif ultime de la restauration des tourbières. Les travaux des deux premiers mandat de la chaire (2003-2008 et 2008-2013) ont permis de développer des méthodes de réhabilitation des sites abandonnés, notamment par la culture de petits fruits nordiques et la plantation d'arbres, deux options qui augmentent la valeur économique et esthétique de ces surfaces.

 

Un autre volet de la chaire et de la subvention RDC se penche sur le développement de la culture de la sphaigne en vue de produire de la fibre utilisée dans les substrats de croissance, une ressource que l'on veut renouvelable dans des délais assez courts pour permettre une utilisation commerciale.

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