Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET)
Université Laval
 
Les végétaux
 

Les éricacées



Bien que les tourbières soient des milieux humides, les plantes qui y vivent doivent être en mesure de résister à la sécheresse. Le peu d’oxygène dans le sol empêche leurs racines de bien capter l’eau, et le peu de nutriments disponibles oblige les plantes à ne pas dépenser d’énergie inutilement.



Les éricacées sont bien adaptées à ce milieu puisque leurs feuilles coriaces sont persistantes chez la plupart des espèces, c’est-à-dire qu’elles ne tombent pas en hiver. Elles conservent donc l’azote qui les compose, un nutriment qui se fait rare dans les tourbières. De plus, lorsque le printemps arrive, elles peuvent commencer plus tôt leur photosynthèse, en comparaison avec les plantes qui doivent produire un nouveau feuillage. Les feuilles de certaines éricacées ont aussi développé des façons de retenir l’humidité au maximum, en se repliant pour protéger leur surface intérieure contre l’évaporation.



Pour réussir à capter plus de nutriments et d’eau dans les milieux pauvres, certaines éricacées ont développé une relation symbiotique avec un champignon. Celui-ci leur permet entre autres de capter de plus grandes quantités d’azote. On nomme ces champignons les endomycorhizes.



Au Québec, on compte une trentaine de plantes appartenant à la famille des éricacées. Plusieurs d’entre elles sont appréciées pour leurs bons fruits (canneberge, bleuet, camarine, raisin-d’ours, gaylussacia), pour leurs propriétés médicinales (thé des bois, thé du labrador) ou pour leurs jolies fleurs (kalmia, azalée, rhododendron).

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