Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET)
Université Laval
 
Les tourbières expliquées
 

Texte tiré en partie de :

Quinty, F. & L. Rochefort. 2003. Guide de restauration des tourbières, 2e éd. Association canadienne de mousse de sphaigne et Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick. Québec, Québec. 119 p.

Répartition

 

Le Canada est l’un des pays qui contiennent le plus de tourbières au monde. Elles recouvrent 11 % de son territoire. Bien que celles situées dans le nord soient pour la plupart intactes, celles du sud ont subi de grandes pressions : elles ont été asséchées pour y faire de l’agriculture, pour l’étalement urbain ou pour y extraire de la tourbe pour le domaine horticole.

La répartition des tourbières est directement liée aux conditions climatiques. L'accumulation de tourbe est la conséquence d'un faible taux de décomposition plutôt qu'une productivité biologique élevée. Elle est causée par des conditions de saturation en eau que l'on trouve dans les tourbières et les environnements mal drainés. Peu d'organismes responsables de la décomposition des plantes peuvent survivre dans des sols saturés en eau à cause d’un manque d'oxygène (conditions anaérobies). Ces milieux se trouvent principalement sous des régimes climatiques caractérisés par un surplus d'eau annuel, c'est-à-dire où les précipitations excèdent l'évaporation. La répartition géographique des tourbières est limitée dans le nord par la faiblesse des précipitations et dans le sud par un taux élevé d'évaporation. La plupart des régions tempérées et boréales de l'hémisphère nord offrent des conditions favorables au développement des tourbières. Les hivers y sont froids et humides, ce qui compense l'évaporation qui se produit l'été.

Au Québec, les tourbières ombrotrophes se retrouvent en majorité dans le sud, alors que le nord contient une grande quantité de tourbières minérotrophes. Cette répartition est entre autres due aux variations de la température et des précipitations, qui influencent la croissance des végétaux et l’accumulation de tourbe.

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