Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET)
Université Laval
 
Hydrologie
 

Texte tiré en partie de :

Quinty, F. & L. Rochefort. 2003. Guide de restauration des tourbières, 2e éd. Association canadienne de mousse de sphaigne et Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick. Québec, Québec. 119 p.

Acrotelme et catotelme

 

L'acrotelme et le catotelme sont deux couches distinctes du sol que l'on trouve dans les tourbières ombrotrophes et qui contrôlent le régime hydrologique. C’est le niveau le plus bas que peut atteindre la nappe phréatique qui définit la limite entre ces deux couches.

L'acrotelme est la couche de surface où se produisent les fluctuations de la nappe phréatique. Son épaisseur varie habituellement entre 30 et 50 cm et dépend en grande partie de l'habitat (butte ou dépression). Les fluctuations de la nappe phréatique entraînent une alternance de conditions aérobies (où il y a de l’oxygène) et anaérobies (où il n’y a pas d’oxygène), ce qui favorise une activité microbienne plus rapide que dans le catotelme. On l'appelle parfois la partie « vivante », car c’est dans cette partie que les plantes croissent et que la majorité de la décomposition se fait.



Le catotelme est la couche inférieure de tourbe qui se trouve en permanence sous la nappe phréatique. Sous ces conditions anaérobies, l'activité microbienne et les processus de décomposition de la tourbe sont de 2 à 4 fois plus lents que dans l’acrotelme. Le catotelme est composé d'une couche de tourbe compactée, plus ou moins décomposée, dans laquelle l’eau se déplace très peu et le carbone s’emmagasine.

Croquis illustrant la structure de l'acrotelme et du catotelme. L'acrotelme représente la partie vivante des tourbières ombrotrophes. Il est composé de matériel lâche où les pores, alternativement remplis d'eau et d'air, occupent beaucoup d'espace. (Redessiné de Payette et Rochefort [2001].)
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